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Faille Chili 2010

faille au Chili 2010

 

Projet : Acte 1: Le Chili 

En compagnie d'Antoine Bouhour, s'emparer poétiquement des failles géologiques. La photographie pour Antoine Bouhour, l'écriture et le moulage du sol pour moi.

Rêver la faille sur le théâtre du Chili, son épiderme plissé de la Cordillère des Andes, là ou la plaque de Nazca s’enfonce sous la plaque Américaine.

Faille, du latin fallere, faire défaut ; défaut qui tire son origine de défaillir.
La faille dans notre langue courante est rupture, faute, manque, absence, trauma. 
Le terme géologique vient de l’allemand fall, la chute.
Les failles sont à l’origine des plus grands séismes :1960 au Chili, un des plus grand enregistré à ce jour.

Les failles naissent de forces de compressions colossales engendrées au sommet de la lithosphère par l’affrontement de plaques continentales. 
Le séisme ramène l'équilibre à la faille. 
100 000 ans désigne une jeune faille, un temps difficilement envisageable pour nous mortels à 80ans plus, ou moins.
 

Le projet :

Rêver la faille sur le théâtre du Chili, son épiderme plissé de la Cordillère des Andes, là ou la plaque de Nazca s’enfonce sous la plaque Américaine. La faille devant nos yeux comme un iceberg, ne laisse rien entrevoir de ses forces à l’œuvre. 

Le point de vue photographique pour Antoine Bouhour : un autre regard sur la faille, à travers une nouvelle échelle, celle du temps.
La fixité sert  de point de tangence entre la temporalité humaine et celle de la faille. 
Photographier la faille, c’est l’embrasser, l’imaginer, lui créer sa propre échelle, danser avec elle, la fixer dans son mouvement, son histoire, notre histoire.
 

Pour moi, l’écriture et le moulage du sol.
Mouler la faille, le sol au dessus d'elle ou traversé par elle, dans une tentative de capture et d’inscription du temps à une échelle qui nous dépasse. Produire ensuite des pièces à dresser face à nous. Écrire inspirée par ces dépassements, l’humilité face à cette infinie qui nous enseigne
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